
Les métiers de l’économie sociale et solidaire couvrent des champs très diversifiés.
A 28 ans Sabine est salariée d’une petite association créée par des collectivités locales du nord de la Creuse. « Mon premier boulot a consisté à aller voir tout le monde, de l’agriculteur, au commerçant, en passant par le responsable de l’école de musique. Cela a débouché sur la constitution d’un comité de pays qui travaille actuellement au développement d’une filière tourisme. »
Philippe, 22 ans, est employé d’une régie de quartier d’une cité HLM de Valenciennes. Il répond aux besoins des 1000 habitants : aide à la rédaction de courriers administratifs, indications sur le tri des déchets,… « J’apprends au fur et à mesure des demandes des habitants ! C’est pourquoi j’ai commencé une formation pour cadrer tout ça. »
Samir, 32 ans, est arrivé sur le tard aux métiers de l’animation. Il anime des ateliers culturels dans une MJC d’un quartier de Toulouse. « La période macramé et ciné-club c’est terminé », explique-t-il. « Ce que veulent les jeunes maintenant, c’est faire du hip hop ou de la vidéo. On essaie d’y répondre tout en les tirant vers pratiques dont ils n’ont pas l’habitude. »
A 52 ans Martine connaît une seconde carrière au sein de la mutuelle de santé francilienne qui l’emploie depuis 20 ans. Elle a quitté son poste au traitement des dossiers de remboursement pour s’occuper plus spécifiquement du service des usagers. « Les gens demandent de la disponibilité, de la proximité. C’est à la fois du commercial, du relationnel tout en ayant une approche la plus humaine possible. »
« Nous sommes venus sous statut scop car la société où nous travaillions connaissait des difficultés et avec quelques cadres nous l’avons reprise. Cela nous permet de la gérer à plusieurs et de bien se répartir les tâches. »
Frais émoulue d’une école de commerce, elle s’emploie depuis 6 mois à commercialiser une ligne de vêtements équitables. « J’avais envie de défendre quelque chose d’éthique et j’avoue que convaincre les différents réseaux de distribution des bienfaits du commerce équitable n’est pas facile tous les jours. Mais le challenge en vaut la peine.»